05.03.2008
L’opposition de Paul Levi au sein du Komintern
« La révolution n'est pas l’affaire du Parti Communiste, ni un monopole des communistes. Elle est, pour employer un mot de Marx dans une lettre à Kugelmann, une « révolution du peuple », c’est-à-dire un processus plus puissant dans lequel toutes les forces actives et opprimées se mettent en marche, manifestent, s’opposent – chacun à sa manière – aux oppresseurs ».
On voit que Levi a en fait une autre conception révolutionnaire que celle de la direction léniniste du Komintern. Il désapprouve le « putschisme » et la prise du pouvoir par une minorité. Au fond, c’est le principe du « Parti qui fait la révolution » qu’il refuse, revenant à Karl Marx et Rosa Luxemburg : c’est au prolétariat de faire la révolution. Même si Levi, pris dans l’air du temps, fait parfois des concessions au léninisme dominateur à l’époque, il recommande explicitement pour le Parti Communiste d’Allemagne de « revenir aux enseignements de sa fondatrice », c’est-à-dire Rosa Luxemburg (dans le chapitre 4).
Levi s’oppose également au principe des ordres venus de Moscou, parlant des émissaires bolcheviks comme d’une « police de Parti » (« Parteipolizei » - chapitre 4). Il refuse de limiter ses critiques à un petit cercle d’initiés : sa brochure est publique, afin que le débat soit libre et large.
Tous ces « crimes » lui valent l’exclusion en avril 1921. Or, son attitude a été parfaitement normale au regard des principes marxistes ; mais pas au regard du bolchevisme et de sa « discipline de fer confinant à la discipline militaire » (extrait des « 21 conditions » édictées par le Komintern en 1920).
Paul Levi fait partie des communistes qui s’opposent dès 1920-1921 à l’exportation du « modèle bolchevik » à l’Europe de l’ouest, arguant notamment de situations extrêmement dissemblables, comme le fait de façon différente Herman Gorter dans sa « Réponse à Lénine ». Précisons que ces deux textes de débat n’ont pas été traduits à l’époque, et n’ont strictement jamais été diffusés par le Komintern.
Le Komintern était en fait au service de l’Etat russe, il était une émanation d’un pouvoir d’Etat. Cette structure a, en imposant le « modèle » léniniste, asséché le mouvement communiste international, le vidant du libre exercice de l’esprit critique indispensable au marxisme, et ce avant même la transformation stalinienne (qui aggrava de façon tragique la situation, déjà contraire à un véritable développement du communisme).
Après son exclusion, Paul Levi a poursuivi la lutte révolutionnaire : il a créé un rassemblement communiste oppositionnel, le KAG (Kommunistischer Arbeitsgemeinschaft, « Groupe de Travail Communiste »), publié le texte où Rosa Luxemburg critique la révolution russe, et à partir de 1922 il a été un militant actif de la tendance révolutionnaire du SPD.
Malgré, ou plutôt à cause de sa sincérité et de sa fidélité aux principes marxistes, il n’a cessé d’être diffamé par les staliniens, ainsi que par d’autres léninistes.
17:51 Publié dans marxisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, internationale, communisme, politique
06.12.2007
L'Internationalisme
L'Internationalisme est un objectif émanant des divers mouvements pour l'émancipation, également défendu en particulier par les théoriciens Karl Marx et Rosa Luxemburg.
C'est une base sine qua non du Socialisme.
Comme l'écrivait Paul Lafargue : "Le prolétariat révolutionnaire n’aura ni à conserver les anciennes nationalités, ni à en constituer de nouvelles, parce qu’en s’affranchissant, il abolira les classes : le monde sera sa patrie".
La notion d'internationalisme a en particulier été développée dans l'opposition aux guerres (opposition menée par les rares socialistes restés socialistes). Depuis, le terme a été bien malmené : l'histoire a montré que toute soumission, même "simplement" idéologique, à un Etat quel qu'il soit, entraîne la disparition de l'internationalisme.
L'Internationalisme doit donc être une réalité quotidienne, dans les mobilisations, dans les projets politiques, comme objectif et comme moyen, dans la lutte contre toutes les oppressions.
Comme Marx l'a montré dans "Le Capital", il est normal et logique que le capitalisme se "mondialise" : la solution n'est pas un retour à un nationalisme quel qu'il soit ; la solution c'est la solidarité internationale des travailleurs, et une société égalitaire, libre, et réellement mondialisée. Une mondialisation au service des êtres humains, débarrassée des inégalités, du capitalisme et des divisions artificielles, tel est l'objectif internationaliste.
17:34 Publié dans marxisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Internationalisme, Socialisme, Marxisme, Communisme, International, Nationalisme, Politique
20.08.2007
Les principes d'une démocratie communiste
Par définition, le communisme implique la démocratie. Il est néanmoins indispensable de rappeler, contre les propagandes mensongères des staliniens et des droitiers (qui se rejoignent et se renforcent mutuellement), les principes du mouvement communiste - qui étaient évidents pour tous avant les déformations des divers capitalistes d'Etat.
Une démocratie communiste ne peut exister que sur la base des éléments suivants :
- liberté d'expression individuelle et collective, liberté de la presse et des divers médias, complète liberté de critique et de proposition pour tous ;
- appropriation collective de la politique, pouvoir de décision au peuple (démocratie signifie étymologiquement "pouvoir du peuple"), pas de "décideurs professionnels" ;
- remise en cause de l'organisation du travail (avec l'objectif de l'abolition du travail), fin de la division au sein du travail, propriété socialisée des instruments de travail, baisse du temps de travail pour permettre le libre développement des individus ;
- autogestion généralisée, auto-activité ;
- gratuité des moyens de connaissance et d'expression ;
- égalité entre les individus, y compris dans l'accès aux savoirs.
On voit qu'il est juste de dire que "le communisme a besoin de la démocratie comme le corps humain a besoin d'oxygène".
On est bien loin d'arriver à un tel stade. Mais il faut dès maintenant travailler, partout, à avancer vers la démocratie, et à lutter contre les tendances autocratiques et dictatoriales, qui sont promues et pratiquées dans le monde par les diverses tendances de droite et d'extrême-droite, mais aussi, parfois, par certains qui se réclament abusivement de nos courants progressistes et démocratiques.
Ce n'est pas par la conquête du pouvoir d'Etat que peut se construire une démocratie communiste, mais par la généralisation et le développement des mouvements sociaux pour l'égalité et la démocratie.
14:04 Publié dans marxisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Démocratie, Communisme, Politique, Marxisme, Socialisme
17.07.2007
Les Internationales
La Ière internationale est fondée en 1864 : c’est l’Association Internationale des Travailleurs (AIT). Ses effectifs atteignent 100.000 militants en 1870. Son organisation était celle d’une véritable Internationale : ne groupant pas sur la base d’une idéologie, mais sur la base des intérêts des travailleurs ; permettant la libre expression des divergences ; son principe de base était que la lutte pour l’émancipation devait être dans tous ses aspects « l’œuvres des travailleurs eux-mêmes » (citation célèbre d’un des premiers textes de l’AIT, écrit par Karl Marx).
Mais des dissensions apparaissent concernant la guerre entre l'Allemagne et la France (1870), puis la répression de la Commune de Paris (1871) décime le mouvement ouvrier français, et enfin des anarchistes proches de Bakounine sont exclus en 1872. Ces éléments amènent à la fin de fait de l'Internationale en 1872, et à sa dissolution officielle en 1876.
L’Association Internationale des Travailleurs a été victime de circonstances historiques particulièrement défavorables.
En 1889 est fondée la IIe internationale, « Internationale Ouvrière » (dite aussi « social-démocrate », ce qui signifiait à l’époque « pour le socialisme et la démocratie », en opposition donc totale face aux systèmes capitalistes et anti-démocratiques qui existaient partout), regroupant les partis ouvriers (socialistes) européens. Elle compte au plus fort plus de trois millions d'adhérents, mais une forte bureaucratisation mine et affaiblit l’Internationale (dérive qui sera malheureusement conservée par la suite, par les autres Internationales).
Cette structure, et presque tous les partis qui la composent, trahissent en 1914 en acceptant la guerre mondiale et le vote des crédits de guerre, c’est-à-dire qu’ils renoncent aux principes internationaliste et anti-militariste, et cautionnent le massacre des prolétaires entre eux. C'est à partir de là que « social-démocrate » prend progressivement son sens actuel, très différent du sens d’origine.
Après la guerre, ceux qui ont renoncé à l'internationalisme, et à l'objectif de la révolution socialiste, maintiennent une « internationale » social-démocrate, se reconstituant en 1923 puis en 1951 sous le nom « Internationale Socialiste ». Cette structure groupe aujourd'hui des gestionnaires du capitalisme comme le Labour anglais (dont l’ex-dirigeant Tony Blair est co-responsable des centaines de milliers de morts de la guerre contre l’Irak), le SPD allemand, le PS français, etc...
En octobre 1917 en Russie, la fraction « bolchevik » de la social-démocratie prend le pouvoir. En novembre 1918, une révolution éclate en Allemagne, mais la social-démocratie majoritaire (SPD) se bat pour lui donner un caractère « bourgeois », alors que les « spartakistes » (militants socialistes opposés à la guerre dès 1914 et exclus du SPD pendant la guerre) défendent une orientation prolétarienne en luttant pour le socialisme. En janvier 1919, le pouvoir fait massacrer ceux qui veulent poursuivre la révolution, en faisant notamment assassiner les spartakistes Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht.
Les bolcheviks russes proposent en 1919 la création de la IIIe internationale, « Internationale Communiste », partant du constat que la IIe internationale a renoncé à ses objectifs révolutionnaires. Mais la suppression du droit de tendance et du droit d'expression des minorités, ainsi que l’orientation autoritariste, et finalement l’absence de toute démocratie interne, font que l'Internationale tourne de plus en plus le dos aux principes du communisme, et devient un simple instrument au service de l'impérialisme exercé par la bureaucratie d'Etat de l'URSS. Tout le long des années 1920, de nombreuses exclusions accompagnent la stalinisation de l'Internationale.
Cette structure tourne ainsi complètement le dos aux objectifs affichés : preuve en est la situation de l'URSS, où le salariat (base de l’organisation capitaliste du travail) et la division de la société en classes sont maintenus, mais la liberté de la presse supprimée. Le pouvoir en URSS n’était absolument pas exercé par le peuple, mais par une classe dominante (la bureaucratie) qui contrôlait l’Etat policier, et dirigeait l’économie de type capitaliste d’état.
Le stalinisme alla encore plus loin dans l’anti-marxisme, comme on le voit avec les alliances avec d'autres impérialistes, en particulier la signature du pacte germano-soviétique avec Hitler en 1939. Il faut donc rappeler cette évidence que l’URSS ce n’était ni le socialisme ni le communisme, et le stalinisme en était une négation particulièrement sanglante.
La IIIe Internationale est officiellement dissoute en 1943 par un ordre unilatéral de Staline, mais en fait elle avait depuis longtemps été totalement détruite de l’intérieur.
Expulsé d'URSS en 1929, Trotsky regroupe en 1938 ses partisans au sein d'une « IVe internationale », mais il s'agit de très petits groupes, et les travers du léninisme sont conservés. Suite aux multiples scissions au sein du trotskisme, de nombreux groupes internationaux se proclament toujours aujourd'hui comme étant « la IVe internationale », aucun n'ayant une véritable envergure militante.
Force est donc de constater qu'il n'y a plus, aujourd'hui et depuis très longtemps, d’Internationale digne de ce nom. Il y a pourtant plus que jamais besoin d’un véritable internationalisme, contre le nationalisme, et rompant avec les dérives apparues dès la 2e Internationale. Le but final étant que les travailleurs du monde entier mettent fin au capitalisme et au travail salarié, et construisent le socialisme par eux-mêmes.
10:41 Publié dans marxisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Internationalisme, Socialisme, Marxisme, Communisme, Histoire
03.07.2007
Rosa Luxemburg, une pensée socialiste révolutionnaire
Rosa Luxemburg : "L'énergie révolutionnaire la plus constante, alliée à l'humanité la plus bienveillante : cela seul est la vraie essence du socialisme."
Rosa Luxemburg est une figure primordiale du socialisme révolutionnaire et démocratique (ou du "communisme", au sens réel du terme, avant la déformation léniniste). Elle a défendu toute sa vie un monde plus juste. Comme tout socialiste sérieux elle s'est opposée aux nationalismes et à leurs conséquences tragiques, comme la première guerre mondiale. Elle a défendu un humanisme égalitaire, contre l'exploitation et les injustices.
Assassinée pour n'avoir pas abdiquée ses convictions, elle reste - à part Marx - la principale théoricienne marxiste.
Bio sur Wikipédia - Ses textes en français.
11:34 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rosa Luxemburg, socialisme, révolutionnaire, marxisme, communisme
01.07.2007
Sur la propriété commune
"La propriété publique et la propriété commune", article d'Anton Pannekoek (marxiste hollandais), 1947 - traduction française dans la revue "Études de marxologie", numéro 21-22, juin 1981 :
L’objectif reconnu du socialisme est de prendre les moyens de production des mains de la classe capitaliste et de les mettre entre celles de la communauté des travailleurs. On appelle cet objectif parfois « la propriété publique » et parfois « la propriété commune » de l’appareil de production. Il y a pourtant, entre ces deux expressions, une différence prononcée et fondamentale.
La propriété publique est le droit de propriété, c’est-à-dire de disposition, exercé par un corps public qui représente la société, par un gouvernement, par le pouvoir d’Etat ou par quelque autre corps politique ; les personnes qui forment ce corps, hommes politiques, fonctionnaires, chefs, secrétaires, directeurs, sont les maîtres immédiats de l’appareil de production ; ils dirigent et règlent les moyens de production ; ils commandent les travailleurs.
La propriété commune est le droit de disposition exercé par les travailleurs eux-mêmes ; la classe ouvrière (ce terme est pris ici au plus large de sa signification et fait référence à tous ceux qui prennent part au travail vraiment productif ; il inclut les employés, les fermiers, les hommes de science) est le maître immédiat de l’appareil de production, dirigeant, décidant et réglant la production qui est en fait leur travail commun.
Sous le régime de propriété publique, les travailleurs ne sont pas les maîtres de leur travail : peut-être sont-ils mieux traités et payés que sous le régime de propriété privée, mais ils sont malgré tout toujours exploités. L’exploitation ne veut pas simplement dire que les travailleurs ne reçoivent pas le produit entier de leur travail ; une grande partie de celui-ci doit toujours être utilisée pour l’appareil de production et pour les secteurs improductifs mais nécessaires de la société. L’exploitation a pour essence le fait que d’autres qui forment une autre classe disposent des produits et de leur distribution, qu’ils décident quelle part sera attribuée aux travailleurs comme salaires, quelle part ils retiennent pour eux-mêmes et pour d’autres effets. Sous le régime de propriété publique, ceci appartient à la régulation du processus de production, ce qui est la fonction de la bureaucratie. Ainsi, en Russie, la bureaucratie en tant que classe dirigeante est le maître de la production et des produits, et les travailleurs russes forment une classe exploitée.
Dans les pays occidentaux, on connaît seulement la propriété publique (dans quelques branches) de l’Etat capitaliste. […]
On revendique quelquefois le contrôle ouvrier comme moyen de corriger le système de production géré par l’Etat. Mais voyons, le fait de demander le contrôle, la surveillance à un supérieur montre bien l’esprit de soumission d’objets désespérés soumis à l’exploitation. Ainsi donc, on peut contrôler les affaires d’un autre homme, mais on ne contrôle pas ses propres affaires, on les fait soi-même. Le travail productif, la production sociale est l’affaire authentique de la classe ouvrière. C’est le contenu de sa vie, sa propre activité. Elle-même pourrait s’en occuper si la police et le pouvoir d’Etat ne l’en empêchait. Elle a les outils, les machines à sa disposition ; elle les utilise et les manie. Elle n’a besoin ni de maîtres pour la commander, ni de finances pour contrôler les maîtres.
La propriété publique est le programme des « amis » des travailleurs qui souhaitent remplacer l’exploitation dure du capitalisme privé par une exploitation modernisée plus douce. La propriété commune est le programme de la classe ouvrière seule, combattant pour son auto-libération.
Nous ne parlons pas ici bien sûr d’une société socialiste ou communiste où la production sera organisée de façon à ne plus être un problème, où chacun se servira de l’abondance des produits selon ses besoins et ses désirs et où le concept « propriété » aura complètement disparu. Nous parlons du moment où la classe ouvrière a conquis le pouvoir politique et social et fait face à la tâche d’organiser la production et la distribution dans des conditions extrêmement difficiles. Le combat de classe des travailleurs d’aujourd’hui et de demain sera fortement déterminé par leurs idées sur les objectifs immédiats – la propriété publique ou bien la propriété commune – à réaliser à ce moment-là même.
Si la classe ouvrière rejette la propriété publique, sa servitude et son exploitation avec, et demande la propriété commune et sa liberté et son auto-détermination, elle ne peut le faire sans remplir certaines conditions et désirs. La propriété commune implique tout d’abord que les travailleurs dans leur totalité sont les maîtres des moyens de production et les font fonctionner en un système de production sociale bien ordonné. Ensuite, elle implique que dans tous les ateliers, dans toutes les usines et toutes les entreprises, le personnel réglemente son propre travail collectif en fonction de toute la production. Le personnel doit donc créer les organes grâce auxquels il dirigera en tant que personnel son propre travail, ainsi que la production sociale en général. L’institution de l’Etat et du gouvernement ne peuvent être utilisée pour ce but, car c’est essentiellement un organe de domination, qui concentre les affaires publiques entre les mains d’un groupe de dirigeants. Mais sous le socialisme, les affaires publiques consistent en la production sociale, aussi sont-elles l’affaire de tous, de chaque personnel, de chaque travailleur qui discuteront et décideront à tout moment de leur propre initiative. Leurs organes doivent se composer de délégués envoyés en tant que messagers de leur opinion, qui devront continuellement revenir rendre compte et rapporter les résultats obtenus dans les assemblées de délégués. Par l’intermédiaire de ces délégués, qui pourrait être rappelés et révoqués à tout moment, la liaison entre les masses travailleuses formées en groupes plus petits et plus grands peut être également établie et l’organisation de la production peut être également assurée.
De pareils corps de délégués, désignés communément par le terme « conseils ouvriers », constituent ce que l’on peut appeler l’organisation politique de la classe ouvrière qui se libère de l’exploitation. Ces corps ne peuvent pas être créés à l’avance ; ils doivent être formés suivant l’activité des travailleurs eux-mêmes au moment où ils en auront besoin. Ces délégués ne sont pas des parlementaires ni des dirigeantes ou chefs, mais ce sont des médiateurs, des messagers spécialisés qui assurent la liaison entre les personnels des diverses entreprises et qui unissent leurs diverses opinions en une résolution commune. La propriété commune demande la direction commune de travail ainsi que l’activité productive commune. Ceci ne peut être réalisé que si tous les travailleurs participent à cette autogestion de ce qui est la base et le contenu de la vie sociale, et s’ils en viennent à créer les organes qui uniront la variété de leurs désirs en une seule action commune. […]
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marxisme, socialisme, communisme, pannekoek
29.06.2007
Le communisme
Le communisme est un type de société sans classe sociale, sans frontière et sans État, fondée sur la possession commune des moyens de production, et sur une organisation du travail libérée du salariat et du système "dominants/dominés".
C'est un synonyme de socialisme (au sens originel du terme).
L'analyse des luttes entre les classes sociales joue un rôle important dans le parcours vers le stade communiste de la société humaine, ainsi que l'analyse de l'histoire (Karl Marx a parlé de "conception matérialiste de l'histoire" - même s'il faut préciser qu'il n'est "l'inventeur" du communisme).
Le communisme correspond à la fin de toute lutte des classes, la division des êtres humains en classes sociales ayant disparue.
Marx, défendant la nécessité de l'autonomie du mouvement des travailleurs, définit dans le Manifeste Communiste (1848) le communisme comme « une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ».
Toujours dans le Manifeste Communiste, il considère que « la conquête de la démocratie » est une étape indispensable vers la transformation communiste.
L'internationalisme est également une notion fondatrice : il s'agit de dépasser le carcan des nations afin d'arriver à une communauté mondiale, sans division artificielle ni aucun rapport de domination.
00:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communisme
26.06.2007
Marx et le marxisme
"Marx n'est compatible qu'avec l'action d'un prolétariat conscient de sa vocation émancipatrice, animé par la volonté de se libérer et de libérer l'humanité de sa condition inhumaine, de son rôle de soutien du pouvoir du capital et de son État ; d'un salariat décidé d'abolir le système du salariat". http://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_Rubel
Le marxisme est un courant inspiré des idées de Karl Marx (philosophe allemand).
Pour Marx, le capitalisme conduit à des contradictions, des inégalités, et à l'exploitation de l'homme par l'homme. Marx dénonce entre autres :
- la concentration des richesses par une classe de la société, et la misère pour d'autres ;
- les crises régulières, engendrant le chômage.
11:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marxisme, marxiste, marx, socialisme, communisme, capitalisme


